Avec un transfert de compétences administratives, pour la première fois depuis 1967, Israël va enregistrer de vastes portions de la Cisjordanie comme « territoire d’État ».

« Du Nil à l’Euphrate » : telle est la Promesse de Dieu dans la Genèse (15:18). La carte représente l’Israël biblique à ce qui était son étendue maximale sous les Prophètes David et Salomon. Carte : gov.il
Jérusalem – À l’issue d’une réunion du cabinet de sécurité israélien, le gouvernement a annoncé avoir approuvé un ensemble de réformes en Cisjordanie allant bien au-delà des pratiques administratives antérieures. Selon les déclarations officielles israéliennes, ces mesures visent à instaurer une « clarté juridique et un ordre » dans le territoire, à faciliter les projets d’infrastructure et à mettre en place une structure administrative cohérente. La proposition a été soumise par le ministre des Finances Bezalel Smotrich, le ministre de la Justice Yariv Levin et le ministre de la Défense Israel Katz.
Principales décisions en détail
Parmi les mesures les plus importantes adoptées aujourd’hui figurent :
Extension de l’enregistrement foncier : Israël procédera à la réinscription systématique de vastes parties de la Cisjordanie en tant que « terres de l’État ». Il s’agit de la première opération d’enregistrement foncier de cette ampleur depuis des décennies. Les critiques y voient une tentative de compliquer et, à terme, de saper la propriété foncière palestinienne.
Facilitation de l’achat de terres : Les autorisations obligatoires et les obstacles juridiques aux transactions foncières sont levés. L’objectif est de faciliter l’acquisition de terres en Cisjordanie par des citoyens israéliens.
Ouverture des registres fonciers : Le gouvernement prévoit de rendre largement accessibles les registres fonciers et cadastraux, ce qui pourrait encore faciliter l’acquisition et l’utilisation de terres par des Israéliens.
Transfert de compétences administratives : Certaines compétences jusqu’ici exercées par les autorités palestiniennes locales —notamment dans certaines parties d’Hébron— seront désormais assumées par des autorités israéliennes.
Renforcement des pouvoirs d’exécution : Les autorités administratives et sécuritaires israéliennes disposeront de pouvoirs supplémentaires pour intervenir y compris dans des zones qui relevaient formellement du contrôle palestinien.
Réactions internationales et régionales
La décision a suscité de vives critiques sur la scène internationale. Le Secrétaire général des Nations unies s’est dit « profondément préoccupé » par l’impact de ces mesures sur le processus de Paix et les perspectives d’une solution à deux États. Des représentants de l’Union européenne ainsi que plusieurs États arabes ont également condamné ces décisions, les qualifiant de violation du droit international et de démarche unilatérale compromettant davantage une solution politique.
L’Autorité palestinienne a annoncé qu’elle rejetterait fermement ces mesures et qu’elle renforcerait la pression internationale sur Israël.
Le gouvernement des États-Unis, qui s’est à plusieurs reprises opposé aux annexions formelles par le passé, a également exprimé ses préoccupations face aux développements d’aujourd’hui, sans annoncer de mesures concrètes.
« Et si Allah vous afflige d’un mal, nul autre que Lui ne peut l’éloigner. Et s’Il vous veut du bien, nul ne peut refuser Sa Miséricorde. Il fait descendre d’en haut qui Il veut parmi Ses Serviteurs. Il est le Pardonneur, le Miséricordieux. »
Le Saint Coran, Sourate Yunus / Jonas 10:107
Évaluation politique interne en Israël
Des représentants du gouvernement israélien ont présenté ces décisions comme une étape nécessaire pour moderniser les structures administratives en Cisjordanie. Le Premier ministre et les membres du cabinet concernés ont souligné que les mesures visaient exclusivement à renforcer la sécurité juridique et à améliorer les conditions de vie.
Certains partis politiques israéliens défendant des revendications territoriales plus larges ont salué les décisions d’aujourd’hui comme « historiquement importantes ».
La nouvelle carte
Dissolution des zones d’Oslo : La stricte division en zones A, B et C n’existe plus de facto. Depuis le 8 février, Israël revendique le droit de faire appliquer les règles de construction et de démolir des bâtiments y compris dans les zones A et B —formellement sous contrôle palestinien— en particulier lorsque, selon l’interprétation israélienne, des « sites du patrimoine culturel » seraient menacés.
Le « marché immobilier » de la Cisjordanie : Une nouvelle loi centrale permet désormais aux citoyens israéliens d’acheter des terres en Cisjordanie de manière privée et directe. Auparavant, cela était juridiquement très complexe et souvent lié à des structures sociétaires. En outre, le registre foncier a été rendu public, ce qui accélère les acquisitions ciblées et les expropriations.
Nœuds de colonies : Avec l’approbation de 19 nouvelles colonies (pour les seuls mois de décembre 2025 et janvier 2026) et l’urbanisation massive du corridor E1 entre Jérusalem et Ma’ale Adumim, la Cisjordanie est désormais divisée géographiquement en une partie nord et une partie sud. Une entité territoriale palestinienne contiguë est à peine encore représentable sur la carte.
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Par Okay Altinisik | 15-2-2026, 18:31:55
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