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3,5 millions de dossiers; des victimes disparues; des célébrités issues du monde politique, culturel, technologique, aristocratique et scientifique du monde entier; le président américain au centre de l’attention… Ici vous trouverez les dernières actualisations sur l’affaire Epstein.

Jeffrey Epstein et sa entremetteuse Ghislane Maxwell dans des temps plus heureux.

Jeffrey Epstein et sa entremetteuse Ghislane Maxwell dans des temps plus heureux. Image : US Department of Justice

Bill Gates a reconnu publiquement qu’au cours de son mariage avec Melinda French Gates, il avait eu deux relations extraconjugales avec des femmes russes —selon la presse, l’une était une joueuse de bridge rencontrée vers 2010 lors de tournois, l’autre une physicienne nucléaire russe. Gates affirme que ces relations n’avaient aucun lien avec les victimes d’Epstein et qu’il n’a rien fait d’illégal.

Epstein était apparemment au courant de ces relations et aurait —du moins selon ses propres documents— tenté d’utiliser ces informations contre Gates ou d’exercer une pression sur lui. Des courriels provenant des archives d’Epstein (dont certains à l’état de brouillon) existent, dans lesquels Epstein fait référence aux contacts de Gates avec ces femmes.

Le mariage de Gates avec Melinda French Gates a pris fin en 2021.


Selon une enquête de NPR, il existe des indices selon lesquels des comptes rendus et notes d’entretiens du FBI concernant une femme accusant Donald Trump d’agressions sexuelles, dans le contexte de Jeffrey Epstein, n’ont pas été entièrement rendus publics. Plus de 50 pages de notes et de procès-verbaux d’entretiens manqueraient, liés à une femme associant Trump à des abus sexuels graves qui auraient eu lieu lorsqu’elle était encore mineure.

Ces documents n’ont d’abord pas été publiés par le gouvernement américain ni par le Department of Justice (DOJ), bien que la loi prévoie en principe davantage de transparence. Des élus démocrates accusent le gouvernement de dissimulation ou de rétention d’informations pertinentes et réclament des enquêtes.

Le DOJ affirme que certains documents ont été temporairement retirés ou retenus afin de procéder à un examen supplémentaire, notamment pour la protection des victimes ou pour des opérations de caviardage.


Le Mail Online a publié des photos de policiers au domaine de Sandringham. Il est actuellement en garde à vue, soupçonné d’abus de fonction. La police de la vallée de la Tamise enquête également sur les allégations selon lesquelles une deuxième femme aurait été envoyée au Royaume-Uni par Jeffrey Epstein pour relation sexuelle avec le prince Andrew. Des perquisitions sont menées à des adresses dans le Berkshire et le Norfolk.


La « liste Epstein de 300 célébrités » publiée par Pam Bondi illustre un réseau s’étendant notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, à la France, à la Slovaquie, à Israël, à l’Australie, à l’Espagne, à la Norvège, à l’Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis, à la Belgique, à l’Éthiopie, au Koweït, à l’Inde et à l’Afrique du Sud. Toutefois, cette liste n’est pas une liste de révélation d’auteurs d’infractions sexuelles, mais une simple compilation technique de noms : elle indique quelles personnes sont mentionnées quelque part dans les documents rendus publics. Ces noms apparaissent dans des courriels, des calendriers, des articles de presse, des carnets d’adresses ou des témoignages, sans que cela n’implique automatiquement une culpabilité, une implication ou même un contact personnel. La liste comprend également Janis Joplin, décédée alors qu’Epstein n’avait que 17 ans.

Bondi et le département de la Justice des États-Unis ont explicitement précisé qu’une simple mention n’a aucune portée pénale. À ce jour, seule Ghislaine Maxwell a été condamnée pénalement. L’idée d’une liste secrète de VIP comptant des centaines de célébrités coupables demeure donc non étayée.

Les accusations directes des victimes concernent principalement le prince Andrew et Alan Dershowitz.


Ghislaine Maxwell a refusé de témoigner lors de l’audition d’hier devant la commission de contrôle de la Chambre des représentants, invoquant à plusieurs reprises son droit de ne pas s’auto-incriminer. Par l’intermédiaire de son avocat, l’ancienne proche de Jeffrey Epstein, condamnée pour complicité dans les abus sexuels de mineurs, a déclaré qu’elle ne serait disposée à livrer un témoignage complet qu’en cas de grâce ou de réduction de peine. Il a souligné qu’elle pourrait faire des déclarations qui soulageraient à la fois Trump et Bill Clinton. Des élus ont réagi avec indignation, accusant Maxwell de faire obstruction délibérément à la mise au jour du réseau Epstein et de protéger possiblement des personnalités puissantes.


Maxwell prévoit de refuser de témoigner lors d’une audition prévue lundi devant une commission de la Chambre des représentants des États-Unis. La collaboratrice du financier décédé Jeffrey Epstein a été condamnée en 2021 pour complicité dans des abus sexuels sur des mineures et purge actuellement une peine de 20 ans de prison. Selon une lettre adressée dimanche par le député démocrate Ro Khanna au président de la commission, James Comer, Maxwell entend invoquer son droit de garder le silence.


Bill et Hillary Clinton ont été convoqués par la commission de surveillance de la Chambre des représentants des États-Unis, dominée par les républicains, afin de témoigner sur leurs contacts avec Jeffrey Epstein. La commission cherche notamment à comprendre comment Epstein a pu poursuivre ses crimes pendant des années malgré des avertissements et des éléments probants, ainsi que les réseaux dont il disposait.

Les Clinton, comme d’autres démocrates, accusent la commission d’instrumentaliser l’affaire Epstein à des fins politiques contre leur parti et d’autres adversaires, plutôt que de mener un travail strictement factuel. Bill Clinton a qualifié une audition à huis clos de « kangaroo court » (procès de façade). Selon lui, des audiences publiques offriraient davantage de transparence pour les victimes et le public et rendraient les motivations politiques plus visibles. D’après les Clinton, une audition publique permettrait de montrer comment les questions sont posées et les réponses données, et d’éviter d’éventuelles manipulations ou des propos sortis de leur contexte.


Dans des dossiers du ministère américain de la Justice, un e-mail de 2011 de Sarah Ferguson, duchesse d’York, félicite Epstein pour la naissance d’un « bébé garçon ». Le message laisse entendre un enfant possible mais reste non confirmé.

Le frère de Jeffrey Epstein, Mark, insiste sur le fait que le financier n’avait pas d’enfants. Nom, mère et localisation d’un prétendu fils sont inconnus. Les experts avertissent : jusqu’à présent, seules des indications indirectes existent – l’existence du fils reste une spéculation.


« L’accent était toujours mis sur le fait qu’il connaissait beaucoup de personnes très riches et qu’il disait pouvoir les convaincre de donner de l’argent pour la santé mondiale. Rétrospectivement, c’était une impasse. »


Selon les médias norvégiens, les enfants de la diplomate en chef en Jordanie, qui était dans les années 1990, avec son mari Terje Röd-Larsen, coresponsable de l’accord de Paix très critiqué d’Oslo entre Israël et l’OLP palestinienne, ont été désignés comme héritiers d’Epstein, avec une somme de dix millions de dollars.


Washington/New York – Les nouveaux documents rendus publics ces derniers jours dans le cadre de l’affaire Jeffrey Epstein ont de nouveau suscité une vive attention internationale. Des millions de pages de documents internes issus d’enquêtes du FBI et du ministère américain de la Justice (DOJ) ont été divulguées. On y retrouve de nombreux noms issus du monde politique, économique et social, dont celui de l’ancien président américain Donald Trump. Aucune conséquence pénale n’en découle toutefois à ce stade.

Une publication massive, une valeur probante limitée

La dernière vague de documents comprend des notes d’enquête, des courriels, des témoignages, des synthèses internes ainsi que des signalements non vérifiés provenant d’informateurs. Les autorités américaines soulignent qu’il ne s’agit pas de preuves recevables devant un tribunal, mais essentiellement de matériaux bruts issus d’enquêtes. Nombre de documents n’ont jamais été vérifiés de manière définitive.

La publication a également suscité des critiques, au moins 43 noms de victimes présumées n’ayant pas été suffisamment anonymisés. Des avocats représentant les victimes ont mis en garde contre un risque de re-victimisation.

À ce jour, 3,5 millions de pages sur environ 6 millions ont été publiées dans le cadre de l’Epstein Files Transparency Act, y compris plus de 2 000 vidéos et environ 180 000 images.

Plusieurs documents contiennent des signalements de tiers liant Trump à des rencontres ou à des événements mondains dans l’entourage d’Epstein. De telles mentions concernent également de nombreuses autres personnes. Selon le DOJ, ces éléments n’ont pas constitué un fondement suffisant pour l’ouverture d’enquêtes pénales.

Il est établi que Trump connaissait Epstein sur le plan social dans les années 1990. Des photographies et déclarations publiques de l’époque attestent de contacts dans le milieu mondain new-yorkais. Toutefois, aucun élément ne permet d’en déduire une implication dans les réseaux criminels d’Epstein.

Position claire du ministère de la Justice

Le ministère américain de la Justice a déclaré à plusieurs reprises que les nouveaux documents ne fournissent aucun fondement à de nouvelles enquêtes ou poursuites contre Donald Trump. Des responsables de haut rang ont évoqué des « accusations sensationnalistes mais non étayées », déjà examinées et rejetées lors d’enquêtes antérieures.

Selon le DOJ, l’examen interne des dossiers Epstein est désormais considéré comme achevé.

Réactions politiques et position de Trump

Donald Trump rejette fermement l’ensemble des accusations. Il affirme s’être éloigné d’Epstein à un stade précoce et ne pas avoir eu connaissance de ses crimes. Il qualifie les nouvelles accusations de politiquement motivées.

Chez les républicains, l’interprétation dominante est que les documents démontrent surtout l’absence d’éléments incriminants. Les démocrates, en revanche, critiquent l’ampleur et la qualité de la publication, évoquant un manque de transparence et une enquête incomplète.

Une affaire qui perdure malgré l’absence de poursuites

L’affaire Epstein illustre une nouvelle fois les limites de l’établissement des responsabilités a posteriori. La publication de documents favorise la transparence, mais ne saurait remplacer des preuves juridiquement recevables. Pour Donald Trump, comme pour toutes les personnes citées, la présomption d’innocence s’applique. Les documents montrent néanmoins l’étendue du réseau d’Epstein et la difficulté de déterminer des responsabilités individuelles des années plus tard.

Par Okay Altinisik

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